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Donner l'existence

Publié le par L'atelier d'Annik

Existence: ce qui est, partant d'autre chose.
Ex-ister, être à partir de.
Etre, tout en se différenciant de ce qui a donné vie.

Lorsque l'on crée, le premier geste, c'est soi. Puis la forme, la texture acquièrent leur vie propre.
Il n'y a plus un, il y a deux. Celui qui crée, et le support sur lequel il crée. Et puisqu'il y a deux, il y a dialogue.



Ce nouvel être émanant d'autre chose, est-ce justement ce dialogue? Ou est-ce l'artiste, est-ce l'œuvre?
Un peu tout cela à la fois.
Autant il est évident que l'artiste transforme le support sur lequel il travaille, autant l'œuvre le travaille lui aussi.

En ce qui me concerne ma peinture me questionne à chaque instant, me demande de prendre position: suis-je dans le juste? Suis-je dans le formel, dans l'appris, dans le bienséant?
Au-delà de la trace physique sur le papier, la trace interne qu'a laissé ce dialogue m'accompagne.

Processus de création

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T
L'utopie créative permet de se donner l'envie d'exister et de se faire remarquer.<br /> <br /> Donc nous laissons le deux de côté et parlons du trio :<br /> l'artiste, l'oeuvre et le regard des autres<br /> l'un aime l'autre qui aime l'autre qui aime...<br /> <br /> Etre aimer !<br /> Ce que cherche désespéremment l'artiste.
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L
<br /> La création n'est pas une utopie. C'est une prise de risque, un acte qui instaure l'existence d'une création. Une utopie, c'est un monde idéal qui n'existe qu'en<br /> dehors de la réalité (u-topie). La création n'est pas ailleurs. C'est l'image d'un ici et maintenant.La remarque au sujet du troisième élément, le regard de<br /> l'autre, est très juste. Il est en effet absent de ce texte, mais fait-il vraiment déjà partie du moment de la création? Ça se discute.<br /> Il y a des artistes qui créent pour être aimés – ou plus exactement pour exister dans le regard de l'autre.<br /> Il en est d'autres qui créent pour communiquer ce qu'ils sont, et pour aller au-devant de personnes qui ont la même sensibilité. Ce serait plutôt mon cas, et en cela,<br /> je suis axée sur le moment de l'émission plus que sur celui de la réception. Advienne que pourra…<br /> Il existe aussi des personnes qui cherchent à communiquer, mais de manière anonyme. Dans le tout-ou-rien, où se situent-elles? Il me semble qu'elles soient sans lieu: a-topies.<br /> <br /> <br />
C
oui, quelqu'un sera touché, ému, parce que cela touche une configuration affective semblable. Mais pour moi,la notion d'inconscient collectif est plus globale que l'affectif, plus vaste, ça touche au spirituel, au symbolique pur. quelque chose à quoi on se sent appartenir, où on se reconnaît,des racines profondes et qu'on ne peut nommer, puisque c'est de l'ordre de l'inconscient.<br /> difficile de définir la configuration affective, qu'est-ce que c'est l'affectif. Pour moi, l'affectif n'est pas inconscient, c'est d'un autre ordre, ou plutôt d'une autre sphère.<br /> aussi, est-ce que les oeuvres que tu cites entrent dans l'inconscient collectif par leur célébrité ou bien sont-elles célèbres parce qu'elles ont affaire avec l'inconscient collectif? l'histoire de l'oeuf et de la poule?
Répondre
L
<br /> <br /> Une image me vient, à propos de l'inconscient (collectif ou non) s'il en est, ou du domaine de l'affectif:<br /> <br /> <br /> Des lignes de texte incompréhensible, d'où émergent parfois par inadvertance ou nécessité quelques éléments lisibles, qui se révèlent dans le contexte culturel /<br /> social / amoureux / …<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Ω°¡°Ω°∆º@ƒΩ†°Ωª ºªƒ†°¡∆°º@ƒ†°ºΩª@ƒ†°Ω∆ºª∆µ@ƒ® †Ω°¡ø°∆¬ ºª@ºƒ†°Ωø¡∆¬ª º∫~√ƒΩ†°Ωø¡¬∆ª∫√ªº©ƒΩ¡†°Ω¬ª∆ @ºª√malaiseƒΩ¡† °Ωø¡ª∆¬∫~√ªƒΩ ¡†°øΩ¡ª ¬∆∫ª√ƒΩ¡†°øΩ¡ª¬∆ ∫√ƒΩ¡@°<br /> ª¬∆rêveº∫ª√ƒΩ¡@ °ªº¬∫~√ªº©ƒΩ¡@° ª º¬∫~µ√∫©º@ ƒ @¡°ª¬º∫√ª© @ƒΩ¡ †°Ωª¬acte manquéº∆∫ √ ©@ƒΩ ¡@° ªº∆∫ª √©@ƒ@Ω¡@° @ªº∆√©@ƒΩ@¡° º∆ª√ ©@ƒΩ¡ @ º∆ ªª√@rage© ºƒ@°ªº∆ª ƒΩ ¡†°Ωª¬ º∆ª√ƒª Ω¡@°ª º¬ ª √ƒΩ ¡@°<br /> ªº∆¬ ∫ª√@ƒº Ω@°ªº ∆ª√º©@ƒΩ @ º∆ª ª√º@ƒΩ @ºª∆ @ ∆ª√ º@ƒΩ °Ωªº¬oubli∫√∫@© ƒ Ω@° ª ∆¬º ∫√@ƒ @ªº∆¬compulsion∫ √ªº ƒ@ª¬∆ ∫√ªº ƒ@ªº¬ ∫~∫√ª ©@ƒº@ º∆ª∫~ √©ƒº@ ºª¬∫ √©º@ ƒª@∆º ª∫ ~ª<br /> √ƒΩ°¡°Ω°∆º@ƒΩ ª¬∆º∫ª√ƒΩ¡@ °ªº¬ Ω°¡°Ω°∆º @ƒ<br /> Ω†°Ωª ºªƒ†°¡∆°º@ƒ†°ºΩª@ƒ†°Ω∆ºª∆µ@ƒ® †Ω°¡ø°∆¬ ºª@ºƒ†°Ωø¡∆¬ª º∫~√ƒΩ†°Ωø¡¬∆ª∫ √ªº©ƒΩ¡†° Ω¬ª∆ @ºª√urgenceƒΩ¡† °Ωø¡ª∆¬∫~√ªƒΩ ¡†°øΩ¡ª ¬∆∫ª√ƒΩ¡†°øΩ¡ª¬∆ ∫√ƒΩ¡@° ª¬∆amoureuxº∫ª√ƒΩ¡@ °ªº¬∫~√ªº©ƒΩ¡@° ª<br /> º¬∫~µ√∫©º@ ƒ @¡°ª¬º∫√ª© @ƒΩ¡ †°Ωª¬sécuritéº∆∫ √ ©@ƒΩ ¡@° ªº∆∫ª √©@ƒ@Ω¡@° @ªº∆√©@ƒΩ@¡° º∆ª√ ©@ƒΩ¡ @ º∆ ªª√@de travers© ºƒ@°ªº∆ª ƒΩ ¡†°Ωª¬ º∆ª√ƒª Ω¡@°ª º¬ ª √ƒΩ ¡@° ªº∆¬ ∫ª√@ƒº Ω@°ªº ∆ª√º©@ƒΩ @ º∆ª<br /> ª√º@ƒΩ @ºª∆ @ ∆ª√ º@ƒΩ °Ωªº¬ insatisfaction∫√∫@© ƒ Ω@° ª ∆¬º ∫√@ƒ @ªº∆¬ et moi?∫ √ªº ƒ@ª¬∆ ∫√ªº ƒ@ªº¬ ∫~∫√ª ©@ƒº@ º∆ª∫~ √©ƒº@ ºª¬∫ √©º@ ƒª@∆º ª∫ ~ª √ƒΩ°¡°Ω°∆º@ƒΩ ª¬∆º∫ª√ƒΩ¡@ °ªº¬<br /> <br /> <br /> <br />
C
est-ce qu'on tire les images du néant ou bien de l'informulé, du plus profond de l'inconscient. et ça ne serait que lorsque nous approchons de quelque chose de l'inconscient collectif, que l'autre peut être touché par ce que nous avons fait.
Répondre
L
<br /> <br /> <br /> <br /> Il me semble que ton commentaire se rapporte à l'article «tirer du néant», plutôt.<br /> <br /> <br /> Mais sur le fond complètement d'accord avec toi au sujet des images tirées du plus profond de l'inconscient. Je n'avais jamais pensé que nos images puissent<br /> toucher l'inconscient collectif – mais plutôt imaginé atteindre une résonance avec une configuration affective un peu semblable chez quelqu'un d'autre.<br /> <br /> <br /> J'imagine suite à ce que tu dis que dans des cas exceptionnels une œuvre atteint l'inconscient collectif lorsqu'il y a mélange entre des configurations<br /> affectives dominantes qui permettent de recevoir l'œuvre et que l'image elle-même par sa célébrité est entrée dans l'inconscient collectif (Vénus sortant des eaux [d'où venons-nous], Guernica<br /> [mémoire collective de souffrances de guerre], et bien d'autres!).<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />