Rêve
Une immense abbaye, ancienne, mais vivante, pleine de monde. C'est un bâtiment un peu austère, avec quelques tourelles, en carré autour d'une grande cour. Nous vivons là. (nous, je ne sais pas qui, c'est un sentiment de nous). C'est une communauté d'artistes, écrivains, musiciens peut-être. Des ateliers partout. C'est une vraie ruche. Il y a foule de visiteurs, et un pékin à l'entrée qui me demande si je fais partie de l'association ou si je suis visiteuse. Je réponds que je fais partie de l'association, bien sûr. Il me laisse entrer sans faire la queue. Je m'approche d'une des ailes du bâtiment, c'est le café / réfectoire / salle à manger. Une salle qui monte en gradins, pas très grande, toute vitrée d'un côté, pleine de tables et de gens autour. Je monte et traverse la salle, ouvre une porte, et je me retrouve chez une amie (qui existe dans la réalité). Elle a une pièce assez grande (environ 25 m2), très haute, presque cubique, et toute peinte en blanc, mais sans lumière naturelle. L'un des côtés comporte une sorte de marche de 60 cm de haut et de profond, et de là part un pan incliné. Sur le tout, un grand tissu blanc damassé (comme les serviettes de l'époque de mes arrière-grands parents. De petits objets sont disposés sur le tissu, à la fois sur la partie en pente et sur la marche (des cailloux, de petits objets plus ou moins ronds). C'est très beau. Je prends en main certains de ces objets pour les regarder, mais je n'arrive pas à les reposer de façon à ce qu'ils tiennent, et le tissu se met à glisser inexorablement. Mon amie ne voit pas ce qui se passe, elle est sur le haut du pan incliné, occupée à discuter avec un groupe de gens – de nombreux visiteurs qui passent voir le travail des artistes de la communauté –. Je me retrouve peu après au réfectoire, où quelqu'un avait décidé de faire de la soupe pour tout le monde pour le soir. La lumière d'hiver tombe sur les tables. Des gens sont toujours attablés à différents niveaux sur les gradins. Je m'assieds à l'une des tablées, et un jeune type que je ne connais pas me salue chaleureusement : « Eh, salut, comment vas-tu ? » Il ne me semble pas que je l'aie déjà vu. Tout à coup je me rappelle son regard et son sourire, et je sais pourquoi je ne le reconnaissais pas : la dernière fois que je l'avais vu (un an, deux ans plus tôt), il était bonze, et il avait la tête rasée. Là, il a des cheveux noirs et ça le change (personnage que le rêve a inventé de toutes pièces). Je lui demande ce qu'il fait, il me dit qu'il est de passage ici. Je lui demande où en est son travail d'artiste, et il me dit qu'il fait de très grands tableaux (environ 6m x 4m) à la peinture en noir et blanc, à partir d'images d'archives (photo ou vidéo) qu'il projette. Ce sont des images de catastrophes naturelles : désertification, écroulement des icebergs, inondations... J'ouvre de grands yeux en visualisant les tableaux dans mon esprit et je me dis que c'est génial. Puis je passe à la poste (il y a une poste dans l'abbaye) mais je renonce, car il y a trop de monde.
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Ce rêve est comme un phare. Il synthétise beaucoup de choses de mes préoccupations actuelles et de mes rêves éveillés.
S'il donne des idées à certains… merci de citer la source.
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