Lundi 13 juillet 2009
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18:05
Après deux semaines d'interruption de publication, me revoici me revoilà…
Grand plaisir, ce matin, à me fabriquer mes propres outils pour peindre.
Je vous en livre un premier aperçu. Ça laisse des traces extrêmement marrantes.
Ça me plaît tellement que je suppose que je vais continuer… à commencer par des pinceaux plus fournis que ces premiers essais.
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Pinceau en ficelle
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Pinceau en étoupe
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Voici le mode d'emploi pour créer son "pinceau" soi-même, pour ceux que ça intéresse:
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Un bâton
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Des bouts de ficelle
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Encore de la ficelle
ne pas la couper tout de suite
elle sera coupée à la fin
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Amener une boucle un peu
plus loin que le bout du bâton
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Amener la ficelle côté pelotte
plus haut, ce sera le haut
de la virole de votre
pinceau
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Faire le tour du bâton et de la
boucle de ficelle faite
précédemment
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En la maintenant avec le doigt,
serrer la première boucle
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Faire d'autres boucles en se
rapprochant du bout du pinceau
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Bien serrer les tours régulièrement
les uns contre les autres
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Au niveau du bout du bâton,
bien serrer le dernier tour
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Couper la ficelle pas trop court,
la passer dans la boucle
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Serrer le dernier tour et le
maintenir avec le doigt
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Tirer sur le bout de la ficelle
qui est resté libre,
pris sous tous les tours
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Tirer jusqu'à faire rentrer un peu
l'autre bout de la ficelle sous les tours
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Couper.
C'est fini et en principe ça tient…
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PS: Merci Gari pour l'idée de la serpillière, c'est pareil en plus petit moins lourd!
Samedi 9 mai 2009
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16:47
Cet article est une ébauche, dans laquelle j'aimerais insérer des images lorsque j'aurai le temps… Merci de me faire part de vos remarques si certains passages
sont incompréhensibles, afin que je puisse rectfier le tir.
Poser un fond à l'aquarelle ou au lavis, ça peut paraître la bouteille à l'encre… Mais ce n'est pas si compliqué.
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• on utilise la même technique pour l'aquarelle, les encres de couleurs, pures ou diluées, le lavis (encre de chine plus ou moins diluée)
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• faire ou non une esquisse au crayon avant de passer la couleur
Le papier:
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• pour un fond plus uniforme, il faut un bon papier épais, qui reste un peu humide: papier aquarelle à partir de 220g, le plus épais étant le plus cher mais le
nec plus ultra (300g et plus).
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• il existe des blocs de papier spécial pour l'aquarelle, collés de tous les côtés avec juste un petit espace pour passer une lame pour séparer les feuilles les
unes des autres.
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• on peut aussi coller son papier soi-même:
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- humidifier la feuille au verso, la laisser se détendre
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- lorsqu'elle est bien détendue, la retourner et la poser sur une planche un peu plus grande que le papier
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- humidifier un morceau de scotch kraft gommé un peu plus long que la longueur du papier
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- poser le scotch à moitié sur la feuille à moitié sur la planche, appuyer avec un chiffon propre pour bien faire adhérer le scotch au papier,
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- faire de même avec les 3 autres côtés de la feuille
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- bien laisser sécher avant de peindre.
Le pinceau:
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• sa dimension va dépendre de celle de la surface à peindre. A grande surface, gros pinceau. Petite surface, petit pinceau,
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• les petit-gris sont parfaits pour l'aquarelle et le lavis, en particulier les fonds, parce qu'ils permettent de contenir beaucoup de liquide, tout en faisant
une belle pointe.
Le liquide:
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• préparer suffisamment de liquide pour la surface à peindre
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• faire un essai de couleur / de tonalité et laisser sécher: la couleur change en séchant (fonce ou éclaircit suivant les couleurs).
Poser la couleur:
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• poser la planche sur un support, de façon à ce qu'elle soit inclinée à 30° environ (elle peut l'être beaucoup plus, étonnamment, ça ne coulera pas),
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• commencer par une surface simple, ne contenant pas d'éléments à détourer, ne se divisant pas en plusieurs parties vers le bas,
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• prévoir de remplir les surfaces à traiter uniquement en lignes successives horizontales,
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• prévoir de ne jamais s'arrêter: le moindre arrêt fera sécher la couleur, et une marque plus foncée se produira à cet endroit;
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• commencer par poser un trait horizontal assez large au pinceau, avec suffisamment de liquide pour qu'une goutte se forme au bas de la surface,
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• reprendre du liquide, et poser un nouveau trait épais en-dessous: la goutte va descendre au bas de la nouvelle surface, et ainsi de suite,
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• attention: veiller à ce qu'il y ait toujours à peu près la même largeur de liquide (goutte) au bas de la surface, sur toute la largeur de la surface à
peindre,
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• continuer jusqu'en bas de la surface à peindre. La goutte est toujours là, et cette fois, il faut l'ôter, sans quoi elle va former une surface plus foncée
(plus de pigment à cet endroit),
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• sécher le pinceau dans un chiffon propre,
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• plonger la pointe dans la surface à éponger,
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• ne pas tout ôter, il doit rester sur la surface la même quantité de liquide humectant le papier que juste en-dessus, sinon cette fois la surface sera plus
claire qu'ailleurs.
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• de la même manière, ôter la goutte qui se serait formée sur des replats de surface avant qu'elle ne sèche.
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• pour un fond compliqué, avec des éléments à contourner, travailler simultanément sur toutes les surfaces horizontales situées au même niveau;
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• si ces morceaux de surface se rejoignent plus bas pour ne former qu'une seule surface, faire attention à arriver au même moment à ce niveau-là, afin de ne pas
déverser du liquide frais dans une surface déjà posée.
Le plus drôle, c'est que sachant le faire, ce n'est pas du tout comme ça que je procède…
La technique ci-dessus est parfaite pour réaliser un fond lisse, propre. Mais pour ma part ce n'est pas cela que je recherche. J'aime les accidents, parfois les marques de séchage, les traits qui
se rediluent dans l'encre, intervenir sur une encre encore humide… J'utilise un papier épouvantable, qui gondole, mais peu me chaut, je bricole dans l'attente des événements imprévus.
Moralité: tenez compte de ces conseils ou non, faites vos expériences!
Si vous avez une question, n'hésitez pas à la laisser dans un commentaire, je me ferai un plaisir d'y répondre, d'autant que la question et sa réponse
peuvent être utiles à d'autres!
Lundi 27 avril 2009
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2009
08:35
Le marouflage consiste à coller un support souple sur un support plus rigide (bois, carton, toile, autres supports rigides)
On peut maroufler une surface vierge, enduite, ou peinte.
Mise en garde:
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Le marouflage d'une surface déjà peinte est évidemment plus délicat, l'opération comportant le risque d'abîmer la surface peinte. Donc si vous tenez
particulièrement à une peinture déjà réalisée, il est fortement conseillé de faire un essai au préalable avec les mêmes matériaux, mais vierges, afin de faire le tour du problème avant de se
risquer avec cette peinture à laquelle on tient tant…
- Pour ma part, je maroufle néanmoins toujours des papiers déjà peints ou dessinés. Je n'ai eu que de rares accidents, dont certains qui m'ont paru faire partie de la vie de la peinture
elle-même. Les accidents peuvent aussi être dus à la technique de peinture elle-même (couches de peinture qui ne tiennent pas bien ensemble par exemple – maigre sur gras), et la tension et
détente du support souple par le marouflage accentue le "vieillissement" de la peinture.
Les supports qu'on peut maroufler:
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• le papier – pas trop fin. Plus la surface à maroufler sera grande, plus le papier devra être épais
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• la toile.
On peut maroufler
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• de la toile sur du bois ou sur du carton
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• du papier sur de la toile, du bois ou du carton.
Le bois:
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• bois croisé
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• MDF
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• planche… attention aux déformations, fentes.
Dans tous les cas, faire attention à la tension du papier et de la colle sur la surface de bois. Il est parfois nécessaire de contrecoller du papier au verso,
de façon à équilibrer les tensions entre les deux faces du bois, sinon la planche peut se courber.
Plus le papier et la colle seront forts, plus il sera nécessaire d'avoir un support épais ou de contrecoller.
J'ai même remarqué que du papier assez fin, bien détendu et avec beaucoup de colle parvenait à tordre légèrement du MDF 10mm, même en petit format (14.5x20cm)!
La colle:
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• pour le papier, toute colle vinylique convient. Pour ma part, j'utilise de la colle blanche diluée à hauteur de 50% d'eau à peu près.
Il ne faut pas que la colle soit trop épaisse, sinon il peut rester des épaisseurs visibles sous le papier.
La colle ne doit pas être trop diluée non plus, sinon elle peut ne pas tenir correctement sur toute la surface.
• pour la toile, le mieux est d'utiliser de la colle pour tapisser les murs avec du tissu, qui ne traverse pas la toile (Ovalit M, attention, plusieurs sortes d'Ovalit, choisir la colle
spéciale pour tissus, M).
Opérations pour maroufler le papier
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Avec une éponge propre, détendre le papier en le mouillant plus ou moins
abondamment au verso.
On peut détremper passablement un papier assez épais, vierge.
Si le papier est plus fin, ne pas trop détremper, sinon risque de plis ou déchirures.
Si le papier est déjà peint, attention aux peintures et aux encres qui se diluent à l'eau: dans ce cas, très peu mouiller, plutôt passer l'éponge délicatement en plusieurs fois, pour
éviter de tremper le recto par infiltration.
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Mouiller le support.
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Pour ma part je maroufle plusieurs petits formats en même temps.
Je mouille tous les supports MDF préalablement poncés pour qu'ils acceptent ensuite bien la colle,
puis je mouille les papiers déjà peints un à un avant de les encoller.
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Encoller le support
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Vérifier dans la lumière qu'il y a bien de la colle partout.
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Sans attendre, encoller le papier (mêmes remarques: attention à ne pas trop détremper le verso d'une surface peinte).
Etaler la colle: de l'intérieur vers l'extérieur de la surface.
Attention à ne pas déplacer la feuille sur la surface sur laquelle elle est posée lors de l'encollage: risques de colle au recto du papier.
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Poser le papier sur le support, le placer si possible tout de suite au bon endroit pour ne pas avoir à le déplacer (manques de colle, déchirures…)
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Poser par-dessus un papier propre,
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chasser les bulles d'air avec le plat de la main, de l'intérieur vers l'extérieur de la surface et dans tous les sens.
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Mise sous presse:
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Poser un papier propre par-dessus de la/les papiers marouflés pour éviter les taches, mais seulement s'il ne risque pas de coller à de la peinture rediluée,
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par-dessus la peinture et le papier protecteur, poser une mousse pour assurer une bonne répartition de la pression.
Attention, la mousse épouse tous les reliefs, et elle peut le cas échéant les faire ressortir. A éviter si l'on veut aplatir sa peinture.
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puis encore au-dessus, poser une planche,
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sur laquelle on pose un poids assez lourd.
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Et voilà. Il ne reste plus qu'à attendre 4 heures ou plus, que la colle soit bien sèche.
On découpe ensuite ce qui dépasse du support au cutter, en le posant à l'envers sur un sous-main propre. On peut
ensuite poncer légèrement en biseau si on souhaite éviter un effet de bourrelet de coupe.
On peut aussi au moment du marouflage "emballer" le support dans le papier, afin qu'il couvre aussi les tranches du support.
Si vous avez une question, n'hésitez pas à la laisser dans un commentaire, je me ferai un plaisir d'y répondre, d'autant que la question et sa réponse peuvent être utiles à d'autres!